Le Parlement européen va bientôt élire un nouveau président. En vertu d’un accord politique en début de législature, le poste reviendrait à un membre du Parti populaire européen, qui a jugé bon de présenter la candidature de l’eurodéputée Roberta Metsola, connue pour ses positions très conservatrices sur les questions d’accès à l’IVG et à la contraception.  

Le Réseau Laïque Européen est engagé en faveur de l’égalité des sexes, dont la santé et les droits sexuels et reproductifs sont une partie essentielle. A ce titre, nous sommes convaincus que l’élection de Mme Metsola enverrait un message très négatif aux Européennes.

 L’égalité des sexes est un principe fondamental de l’Union européenne. Il est de la plus haute importance que le Parlement européen envoie un signal clair de soutien aux droits fondamentaux des femmes, à l’heure où l’accès à l’avortement sécurisé, à l’éducation sexuelle et à la contraception est menacé dans plusieurs États membres de notre Union sous la pression politique des fondamentalistes religieux.

 Les représentants des peuples d’Europe doivent affirmer clairement leur soutien aux droits des femmes. Comme vous le savez, la première présidente du Parlement européen, Simone Veil, est célèbre pour avoir permis l’adoption de la loi légalisant l’avortement en France. Aujourd’hui, plus de quarante ans plus tard, le soutien du Parlement à ces progrès doit être affirmé. 

 Le réseau a envoyé un courrier en ce sens aux présidents de groupe GUE, S&D, Verts/ALE et Renew leur demandant de ne pas accepter la candidature de Mme Metsola et de proposer une autre candidate connue pour ses positions progressistes sur ces questions.