Aujourd’hui, 8 mars, le mouvement laïque célèbre la journée internationale des droits des femmes.

               En Europe, les progrès réalisés côtoient les immobilismes, voire les régressions. La pandémie et les mesures prises pour la combattre ont aggravé certains phénomènes, dans le monde du travail, mais aussi les violences de genre.

               Les organisations fondamentalistes religieuses continuent leur offensive contre les droits fondamentaux des femmes, notamment les droits reproductifs. Les conséquences de l’interdiction quasi-totale de l’IVG en Pologne ont été tragiques.

Face aux conservatismes et fondamentalismes religieux qui nient l’égalité et les droits fondamentaux, il est urgent de défendre l’universalisme des droits de l’Homme.

L’universalisme – la reconnaissance de l’unité du genre humain, de l’égalité de ses membres, de leur égale dignité et droits – inclut nécessairement la réalisation effective de l’égalité des droits entre femmes et hommes. Le relativisme, au contraire, comporte des menaces graves pour les droits humains en général et les droits des femmes en particulier.

Au nom de lois religieuses et de traditions particulières, des Etats s’opposent à l’interdiction de la discrimination à l’égard des femmes. En Europe, la Convention d’Istanbul de lutte contre les violences contre les femmes a aussi rencontré une forte opposition de certains pays dirigés par des gouvernements conservateurs, au nom de la défense de valeurs « traditionnelles » d’inspiration religieuse.

Les droits des femmes sont actuellement le terrain d’une lutte politique acharnée entre partisans de l’universalité des droits et ses opposants, qui se fondent sur la défense d’une prétendue tradition ou exception culturelle pour refuser d’appliquer des droits fondamentaux qui menaceraient leur position dominante justifiée par cette même tradition.

Les droits fondamentaux des femmes sont souvent le terreau privilégié des menaces à l’universalité.

Le réseau laïque européen s’engage pour l’égalité réelle entre les femmes et les hommes, dans toutes ses dimensions, à savoir l’égalité des droits, l’égalité des salaires, l’égalité de traitement dans la société comme dans la famille.