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Journée internationale des droits des femmes : il est urgent de se mobiliser pour l’égalité

               La situation des femmes dans le monde s’aggrave. Selon le Secrétaire général de l’ONU, « l’égalité entre les sexes s’éloigne de plus en plus. Au rythme actuel, l’organisation ONU Femmes la fixe à dans 300 ans » !

APARTHEID DE GENRE

En Afghanistan, le régime taliban enferme les femmes et les filles chez elles, les prive de leur droit à l’éducation et au travail. En Iran, une répression criminelle s’abat sur les femmes et hommes manifestant contre la République islamique, au nom de « Femme, Vie, Liberté ». Ces dernières semaines, des jeunes filles ont été victimes d’empoisonnement au gaz dans leurs écoles… Dans tous les pays où l’islam politique impose son agenda misogyne, les femmes sont victimes d’un véritable apartheid basé sur genre.

               En Europe, des progrès certains s’accompagnent de régression et de menaces, en particulier contre le droit à l’avortement. Mouvements fondamentalistes chrétiens et partis d’extrême-droite tentent de revenir sur des droits fondamentaux et le principe d’égalité des sexes.

               Ces violations des droits fondamentaux des femmes sont toutes causées par l’alliance entre fondamentalisme religieux et pouvoir politique. Partout où les fondamentalismes religieux ont le pouvoir, les droits des femmes en pâtissent en premier.

Laïcité et universalisme des droits humains

               La séparation entre les religions et le pouvoir politique est garante des droits humains, et en particulier des droits des femmes.

               En ce 8 mars 2023, le Réseau Laïque Européen rappelle son engagement pour l’universalité des droits humains et l’égalité des sexes. Nous appelons l’Union européenne et ses Etats membres à lutter contre les violences sexistes et sexuelles et les discriminations contre les femmes, dans leurs politiques internes et externes.

               Pour cela, l’Union et ses Etats membres doivent ratifier la Convention d’Istanbul, et reconnaître les droits sexuels et reproductifs comme des droits fondamentaux, en accord avec le droit international. Nous appelons également l’Union et ses Etats membres à user de tous les outils à leur disposition pour lutter contre les violations des droits des femmes dans les pays tiers.